Et au milieu, Tomas Basic

Après leur victoire contre Copenhague en Europa Ligue, les Girondins ont confirmé hier soir qu’ils étaient sur une forme olympique ces dernières semaines. Est-ce l’effet Ricardo ou celui de la structuration du club ?

Dans un match soporifique retransmis sur notre chaîne Youtube, l’éclairci se nomme Toma Basic. Silencieux, discret, on aurait pu s’attendre à plus de bruits de la part du Croate qui après sa non qualification pour l’Europa Ligue, avait aussi été volontairement mis de côté par Bedouet et Ricardo dû à un pied droit trop faible, visiblement. Mais hier soir, lors de la victoire en terre dijonnaise (0-1), Toma Basic a été exceptionnel. Buteur, virevoltant, mort de faim dans ses jaillissements et surtout extrêmement adroit du pied gauche, il est clairement l’une des énormes satisfactions d’hier.

Bien entendu, Pablo et Koundé ont rassuré derrière usant d’anticipations et de placements. Poussin aurait pu être surpris en première mi-temps sur une sortie dangereuse mais globalement, le jeune Bordelais a rassuré de par ses déviations au pied et son assurance sur la ligne.

En revanche, si Yann Karamoh est l’une des autres bonnes pioches bordelaises arrachée à Saint Etienne cet été, hier soir, l’ailier positionné attaquant a clairement croqué. Gourmand en gestes techniques et autres fantaisies d’habitude brillants, Karamoh n’était clairement pas inspiré à Dijon.

 

A un match de la trêve, il apparaît que la venue de Joe DaGrosa, la nouvelle communication visuelle du club et la patte Ricardo qui commence à se faire ressentir, nul doute que l’année 2019 laisse entrevoir d’excellentes choses, d’autant plus que la Coupe de la Ligue réserve un 1/4 de finale contre le Havre avant une possible demi-finale qui laisserait entrevoir une fin de saison extraordinaire en Gironde.

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Les Girondins tutoient les étoiles

Hier soir, les Girondins concluaient magnifiquement une semaine de réussite. Entamée jeudi, par une victoire 2-0 face au Slavia Prague, les Bordelais ont confirmé leur bonne dynamique en prenant un point face à l’ogre parisien, stoppant net une série de 14 victoires consécutives en championnat. Réel vent de fraîcheur ou simple miroir aux alouettes ? 

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La semaine des Girondins débute de la plus belle des manières avec une victoire en Europa Ligue redonnant de l’espoir à l’ensemble des troupes pour s’offrir une finale à Copenhague pour la dernière journée de la phase de poule. Pourtant, les Girondins étaient avertis que les Tchèques jouaient la gagne, une dynamique confirmée par Jean-David Beauguel, l’un des meilleurs buteurs du championnat là-bas.

Ce vent de fraîcheur, cette dynamique retrouvée donna de l’espoir à l’ensemble de la blogosphère bordelaise réunissant, joueurs, supporteurs, salariés …pour aller chercher un résultat contre l’ogre parisien dans une euphorie européenne presque similaire à celle de nos Marines et Blancs.

Le match démarre sur les chapeaux de roues hier soir. Les Girondins semblent se lâcher malgré du déchet technique et les Parisiens plantent leurs banderilles en contre et attendent patiemment que les locaux s’essoufflent. Le navire vogue de façon cohérente mais à l’instar des grandes équipes, Neymar y va de son but sur un centre venu de Mbappé. Il en faudra plus pour enrhumer le Matmut Atlantique. Bordeaux égalise sur une fabuleuse construction de Karamoh qui fait un match complet hier avec Briand à la conclusion qui n’aura pas hésité longtemps à nous régaler plus tard de quelque missiles dans les tribunes. Vendangeur, un mode de vie.

Je parlais de grands joueurs, c’est Mbappé qui y va de son but mais hier soir, Paris s’est appuyé sur ses individualités et c’est dommage pour eux, car les rares fois où les Franciliens ont accéléré, ils ont tellement fait de mal à cette équipe bordelaise dont Jaroslav Plasil en garde encore les ecchymoses sur un petit pont du Brésilien, Neymar, sorti tôt dans la rencontre.

Cornelius au bout du suspense y va de sa tête, le premier but de la sorte pour les Girondins. Et si c’était là encore la nouveauté que de répéter les bonnes performances ?

Je ne vais pas être trop dur car ce genre de semaine ces dernières saisons se font rares alors profitons tous ensemble. Jimmy Algerino, notre invité dominical sur Leero Sport News nous l’avait effectivement conseillé :profiter de l’instant. 

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Dijon-Bordeaux : Les Girondins ne décollent pas !

Les Girondins de Bordeaux ne bougent plus au classement, tapis dans le ventre mou, et à la différence des autres années, d’autres équipes telles que Montpellier, Lille, Reims ou Nantes font mieux que les Marines et Blancs. Cruel ou mérité ?

Leero Sport News nous a rappelé à l’occasion de l’interview de Stéphane Mangione, icône du club de Dijon FCO que les Girondins représentaient une équipe de standing européen il n’y a pas si longtemps que ça. Que ramener trois points de Bourgogne n’aurait fait sourciller personne et pourtant…

Au-delà du match nul et de l’excellente prestation de Pablo qui devient au fil des matchs un réel acteur de très haut niveau, les Girondins n’ont plus de nouvelle de Macia, le soit disant futur directeur sportif aux réseaux puissants. On s’attendait à plus de certitudes de la part d’un Joe DaGrosa à l’aise devant les caméras et face aux supporteurs. L’homme d’affaires, très convaincant et sympathique au demeurant, a du pain sur la planche pour pourquoi pas donner l’envie d’aller chercher cette sixième place qui donnerait un billet à moitié composté pour l’Europe. Merci Paris.

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L’envie, c’est exactement ce qui fait défaut. Rageant d’entendre Bordeaux être la purge de la journée de Ligue 1, rageant de ne pas voir d’animation offensive au milieu de terrain. Vada auteur de deux passes décisives en réserve a-t-il insulté un parent de Ricardo pour être mis au ban de la sorte ?

Bordeaux est en manque de créativité devant malgré d’excellents éléments sur les côtés tandis que pour rappel, Luuk de Jong s’éclate au PSV et De Preville toujours aussi maladroit. Le mercato se rapproche et pour rappel, Boudebouz souhaite revenir en Ligue 1. Bordeaux saura-t-il être plus tranchant qu’avec les Digard, Jonas et autre Grenier ? Aussi, Van de Beek n’est pas fermé à un départ la saison prochaine. Pourquoi pas les deux après tout, l’accumulation de talents ferait du bien du côté de la « Belle endormie » et donnerait plus de relief au Wine Sport Tour de Joe DaGrosa.

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Une « French » CAN 2019

A l’aube de la CAN 2019 qui se jouera au Cameroun verra une brochettes d’entraîneurs français diriger. Pour certains, de parfaits inconnus aujourd’hui dans la lumière de leur travail. Bravo à eux. Histoire d’une réussite française. 

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Ils s’appellent Sébastien, Nicolas, Corentin et Hervé. Durant l’été prochain, ils vont vivre un rêve incroyable pour eux, il y a encore quelque temps, vivre une grande compétition internationale. 

Bien entendu, la France a déjà vu et adoré Hervé Renard s’agiter sur les bancs de Sochaux et Lille mais sa trajectoire et ses faits d’armes ont réellement forgé le bonhomme en Afrique, alors inconnu du grand public, ayant donné une Coupe d’Afrique à la Zambie en 2012 face à la grande Côte d’Ivoire de Didier Drogba.

Cependant, aujourd’hui, le décors est similaire avec les Sébastien Desabre, Sébastien Migné (pas encore qualifié avec le Kenya mais en tête de la poule F), Nicolas Dupuy et Corentin Martins qu’on connaît bien en Gironde. Tous ces entraîneurs sont pour la plupart, comme Hervé Renard à son époque, inconnus du grand public et pourtant, leur travail est remarquable au vu des idées de jeu, de gestion tandis que les moyens manquent cruellement et les situations politiques parfois instables. Des magiciens du bonheur pour des peuples entiers où le football est souvent la seule récréation d’un quotidien loin de nos conforts européens.

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Il est coutumier d’entendre ou de lire (moi le premier) que les entraîneurs français s’exportent mal, que le jeu stéréotypé à la Deschamps ne fait pas rêver et pourtant, le football africain porte en héros les noms que je viens de citer plus haut. Finalement, le foot français ne va si mal que ça, merci pour lui.

Comment expliquer alors que ces entraîneurs n’aient pas trouvé un banc dans nos championnats pourtant en mal de beau jeu et d’envie ? Plusieurs raisons diverses et variées; le copinage, le réseautage sûrement mais au demeurant, il reste difficile d’endiguer le talent visiblement. Et si Hervé Renard, brillant fer de lance de notre football sur ce continent mystique n’avait pas tout résumé en rappelant que « la France est un pays fabuleux, en terme d’histoire, de géographie, de monuments historiques, mais les Français… c’est dommage qu’il y en ait beaucoup en France » ? 

Hollande, tu nous manques

Nous l’avons vu cette semaine, Pieter den Boer que nous avons eu la chance d’interviewer (cliquer sur le texte) est l’un des formidables représentants de cette école hollandaise qui a fait les beaux jours des plus grands clubs européens mais aussi des Girondins des Bordeaux. Seulement, depuis quelque temps, cet apport est moindre.

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«La qualité sans les résultats ne sert à rien. Mais les résultats sans la qualité, c’est ennuyeux.» affirmait le grand Johan Cruyff, pilier emblématique de la Hollande des années 70 mais aussi du foot moderne tel que nous le connaissons aujourd’hui dans la plupart des ligues européennes. Mais depuis quelques années, ces principes de jeu se sont internationalisés, ont été modifiés et les conséquences s’impactent directement sur l’équipe nationale Hollandaise ainsi que sur le niveau de ses clubs sur le continent européen qui ont subi l’émergence aussi, du foot business. Hollande, tu nous manques.

Qu’ils sont loin les Witschge, Musampa et même le Danois, Jesper Olsen passé par la formidable école de l’Ajax. Ces techniciens, souvent justes et brillants. Portés vers l’avant, avec cette extranéité qui faisait rêver à une époque où les matchs européens n’étaient diffusés que durant la Coupe d’Europe.

A la veille de ce match opposant les Pays-Bas à l’équipe de France de football, force est de constater que nous allons observer un match entre une nation en mal de renouveau comme nous l’ont confié Edwin Petersen et Sander Westerveld mais tel un phoenix, jamais avare de miracles et d’espoir à l’image du jeune De Jong, le milieu de terrain de l’Ajax Amsterdam. Face à elle, l’équipe de France, un rouleau compresseur qui donne bien du grain à moudre aux journalistes et autres consultants reconnus.

Mais ce soir, penchons plutôt sur les frissons que nous ont procuré ces Oranje durant les Coupe du monde 1998 et 2010. Durant les Euro 1988, 1992, 2000 et 2004…toujours au niveau avec ce jeu léché, ces techniciens hors pair. Ces talents ont-ils disparu ?

Il serait aisé de faire un parallèle avec Bordeaux où les Hollandais ont déserté l’équipe depuis de nombreuses années maintenant mais n’y-a-t-il vraiment rien à tirer de ce potentiel toujours surprenant des clubs comme les PSV, Ajax, Arnhem, Twente et autres ?

Certains bloggueurs se font une joie de retranscrire les pépites de demain, et si les Girondins se penchaient enfin sur le recrutement d’un nouveau Witschge, eux qui sont en mal de création d’un part, et dans le refus absolu de faire jouer Vada, d’autre part.

Donny van de Beek par exemple, qui dans la plus pure tradition hollandaise est capable en un geste de faire la différence, loin des gestes techniques ostentatoires de futsal. La simplicité comme le préconisait Johan Cruyff.

Excellent match à tous et bientôt le mercato pour Joe Da Grosa…

À Quand une victoire Bordelaise ?

Ce Dimanche, les Girondins ont fait match nul contre le Stade Malherbe de Caen. Une nouvelle fausse note qui vient souligner de cruels manques offensifs. Autopsie d’un malade. 

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Les Girondins stagnent au classement et voient même les places européennes s’éloigner. Dans la lignée du match contre le Zenit Saint Petersbourg, les Girondins sont brouillons à l’image de ces actions offensives feutrées sans réelle consistance. Pourtant l’effectif des Bordelais regorge de talents offensifs mais il manque du liant en attaque. Et dire que Khazri et Grenier étaient sur le marché cet été.

Il ne manque pas grand chose pour que la mayonnaise prenne. Ricardo a su ramener Koundé proche du niveau qu’on lui connaissait et Pablo est impérial. Palencia amène cette grinta à la Jurietti mais Poundjé, malgré ses efforts n’est pas attaquant, il faudra lui rappeler.

Ce milieu de terrain sensé briser les lignes avec passes et décalages est aux abonnés absents. C’est un Plasil qu’il manque à cette équipe…mais celui d’il y a 10 ans ! Joe DaGrosa a vu de ses yeux les cruelles limites de son équipe une, à lui de déjà bien travailler à la recherche des deux recrues qu’il manque aux Girondins.

Ce week-end, Leero Sport News a reçu Andrey Arshavin et Pieter den Boer, deux époques, 2 vainqueurs de trophées majeurs. Le premier, icône en Russie connaissait Bordeaux à l’image du passage d’Alexei Smertin, l’autre, ancien joueur des Marines et Blancs garde que des souvenirs magiques d’une équipe composée de top players. Messieurs les dirigeants, il serait temps de nouveau mettre Bordeaux sur la carte du football européen. Je n’ose à peine citer le classement UEFA largement mérité par ce club pétri d’histoire et de titres. Ne devenons pas un club-musée.

notes du 11 11

Si loin, si proches

Au retour du Groupama Stadium, sur le papier, les Girondins font une belle opération. Mais dans le jeu, les hommes de Ricardo peuvent nourrir des regrets.

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Très affûtés, les Bordelais se jettent dans la bataille avec une réelle envie d’en découdre et de bouger ces Lyonnais, trop souvent apathiques depuis le début de la saison et jouant de leurs individualités.

Samedi, Memphis, Traoré et Fekir avaient décidé de traîner les pattes au lendemain du recadrage, encensé par les médias, de Genesio envers Memphis pour une histoire de respect. L’occasion était parfaite pour les Marines et Blancs, auteurs de très bonnes prestations depuis 3 matchs mais manquant cruellement de réussite face aux buts.

Au départ, Cornelius n’est toujours pas aligné et Briand vendange, encore. La rentrée de l’attaquant danois écarte les doutes, et comme les plus grands, il est décisif sur ses premiers ballons. Il serait vraiment opportun de réellement donner sa chance au grand blond dès le coup d’envoi tant il devient de plus en plus indispensable.

L’éclair de Aouar est évidemment à noter sur une nouvelle offrande de Fekir, laissé libre par Poundjé, défaillant encore sans que Plasil ne puisse lâcher NDombélé, très intéressant aussi.

Les regrets sont bel et bien présents, mais l’essentiel était de rentrer en Gironde avec quelque chose. Il faudra être plus décisif à l’avenir et les Girondins en ont largement les moyens.

notes du 03 11