Girondins de Bordeaux : Obrigado Ricardo

On dit souvent qu’une histoire d’amour est un segment ininterrompu sur lequel la passion fonce à vive allure sans se soucier des préjugés. Difficile par conséquent d’imaginer un second épisode. Et pourtant, il est humain d’y croire à chaque fois. 

Ricardo, l’homme fort

Il arrive à l’été 2005 comme le messie après une saison mouvementée ayant vu l’éviction de Elie Baup, l’entraîneur emblématique des Marines et Blancs et l’intérim de Michel Pavon pour qui la marche était trop haute. Son palmarès tape aux yeux, son calme rassure et ses principes de jeu soignent un Bordeaux en mal de confiance. Durant cette période, son recrutement est curieux avec Alonso, Menegazzo, Wendel et Denilson, le fantasque Brésilien grillé à Séville pour avoir séduit la femme de trop, celle d’un toréador, héros en son pays. Bordeaux est une ville de tous les possibles et aussi le carrefour du monde, à sa mesure bien entendu. Force est de constater qu’avec Ricardo, ce fut le début d’un joli quinquennat auréolé d’un titre de champion quelque années plus tard. Cette magie à laquelle Bordeaux n’a plus goûté depuis longtemps…

Un manager affaibli

Très vite, le mutisme s’installe au Haillan laissant seul, un Eric Bedouet démuni tentant la méthode Coué mais finalement trop tendre, souvent hors de propos et raillé. Dans le pays où le diplôme jauge la valeur d’un homme, Ricardo n’a jamais pu s’exprimer sur et en dehors du terrain, cadenassé à encaisser les coups dans l’ombre. Entre des journalistes frustrés, des supporteurs incrédules et une direction exigeante, la fin de l’aventure s’arrête là et c’est mieux ainsi. Le navire faisait plus que couler à l’heure où tout le monde rappelle le matelas de points confortable pour le maintien…cet objectif cher à Guy Roux pourtant indigne de l’institution bordelaise.

Qui pour lui succéder ? 

Les investisseurs américains ont imposé une cadence et un discours tranché qu’on ne connaissait pas au Haillan. La conséquence directe se retrouve dans le recrutement jusque là, imprévisible chez tous les observateurs. Cet hiver, trois jeunes sortis de nul part débarquent en Gironde avec les dents longues. Joe DaGrosa évoque une pointure à la tête de l’équipe et les journalistes adoubent Paulo Sousa futur coach. Par plusieurs fois, les pistes ont été brouillées tandis que José Mourinho cherche à montrer de nouveau le coach fantastique et la machine à gagner qu’il a (toujours) été. Lui qui a su révéler la grande équipe de Porto en 2004 ,future finaliste de l’Euro 2004 avec toute l’ossature de l’équipe du Portugal, lui qui a su remporter la Champions en 2010 en convaincant Eto’o de jouer arrière latéral, à tenir la dragée haute au très grand Barcelone et à remporter un titre continental avec MU… Là où George Mendes gravite, les noms ronflants risquent de pleuvoir. Mais ce dernier, ayant longuement échangé de l’attractivité et la crédibilité du projet bordelais avec un non moins connu, Pauleta couplé à Bruno Basto désormais dans les coulisses du foot, pourrait finalement aider à faire de Bordeaux un nouveau Monaco, à quelque différences près. Celle d’un Matmut Atlantique complet et d’une buvette à plein régime…n’est-ce pas Monsieur DaGrosa ?

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Auteur : Jean-Aurel

Fondateur Leero Sport News et juriste en herbe rêvant comme un gosse devant les passements de jambes de Roni, pense toujours qu'Edixon Perea aurait pu jouer dans un top club.

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