Marseille – Bordeaux : « Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes »

Hier soir a eu lieu une rencontre historique de Ligue 1 entre Marseille et Bordeaux. Deux équipes habituées, d’ordinaire, à jouer les premiers rôles mais depuis quelque années, Bordeaux rentre dans le rang malgré des qualifications régulières pour l’Europa Ligue souvent bazardées par un ronronnement insupportable pour tous les amoureux du club. Faut-il réellement s’inquiéter de la défaite des Girondins (1-0) au Vélodrome ? 

ABONNEZ-VOUS à notre chaîne Youtube pour + d’exclus !

Un réservoir vide

Les saisons passent et se ressemblent aux Girondins de Bordeaux depuis quelque temps. L’instabilité au club est de plus en plus préoccupante. Imagé par la solidité d’un entraîneur qui perdure dans le temps, le projet sportif semble de plus en plus flou avec l’éviction de Sagnol, (Ramé), Gourvenec, Poyet et bientôt Ricardo ? Le tout en cinq ans. Loin des standards Baup, Blanc et même Gillot qui avait su par période redonner de l’allant et quelque phases intéressantes. Ce qui frappe surtout, c’est le manque d’envie évident sur le terrain. Les joueurs marchent, ne font pas les efforts les uns pour les autres et cela commence à réellement se voir depuis quelque saisons maintenant. Les journalistes évoquent un « ronronnement » et c’est exactement cette image du chat qui dort sereinement, sans jamais être dérangé par des éléments extérieurs pouvant provoquer l’électrochoc. Les ultras Marines avaient raison de s’inquiéter pour l’institution d’autant plus que le mercato hivernal n’a pas semblé effectuer son rôle de levier (tant attendu?).

Ricardo et les moulins à vent

A l’image d’un Don Quichotte, seul face à ses moulins à vent, le discours du manageur brésilien ne semble n’avoir jamais été intégré par le groupe. Son relai, Bedouet semble beaucoup trop tendre pour créer l’émulation nécessaire du haut niveau. Le staff avance avec des oeillères mais hier soir, le langage corporel de l’expérimenté Brésilien était criant de transparence. Se tenant la tête dans ses mains, l’impuissance et le désarroi ont pris le pas sur la pugnacité et l’espoir. Le combat du manageur auriverde se rapproche bel et bien de celui du chevalier créé par Cervantes, seul au milieu d’un combat absurde, déjà perdu au moment de son intronisation. Risée de l’UNECATEF, moqué par les journalistes et pompier de service à sa descente sur le tarmac de Mérignac, Ricardo avait  quelque handicaps avant même ses premiers matchs durant lesquels il ne peut intervenir, ni réagir en conférence de presse, pour rappel. Une absurdité que l’on retrouve aussi dans ses choix souvent discutés et débattus tandis que du côté du champion du monde 1994, le silence est de mise et les résultats en berne parfois préoccupants. Mais Bedouet y voit lui, l’assurance d’un renouveau. Très inquiétant en somme.

La défense, rare satisfaction. 

Malgré le score défavorable et le niveau de jeu médiocre des Marseillais faisant penser à une opposition d’entraînement, Benoit Costil a été l’une des trop rares satisfactions hier retardant l’échéance. Pablo a essayé de mettre de l’impact physique et Palencia semble s’être battu. Poundjé … a fait du Poundjé mais plus en dedans que face à Strasbourg tout de même. Au-delà de ça, dans le jeu, quelle tristesse de voir Briand dézoner sans cesse à tort et à travers, ne jamais réussir un contrôle de ballon malgré son expérience. Quelle dommage de voir Kalu jouer comme au city stade, brouillon tandis que ses partenaires étaient clairement en manque d’inspiration offensive. Que dire de Kamano, ailleurs, qui aurait dû être largement cédé par le club sous peine de faire une Rolan bis à 15 millions. Quid d’un Sankharé fantomatique, faisant penser qu’un autre air l’attend sûrement cet été. Mais à présent, le maintien est l’objectif réaliste du club au Scapulaire tant la locomotive européenne creuse l’écart. La blogosphère évoque un grand mercato estival salvateur mais croire en l’optimisation divine ne serait-il pas candide ?

Publicités

Auteur : Jean-Aurel

Fondateur Leero Sport News et juriste en herbe rêvant comme un gosse devant les passements de jambes de Roni, pense toujours qu'Edixon Perea aurait pu jouer dans un top club.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s