A Bordeaux, le navire tangue.

Après la double confrontation perdue face au Racing Club de Strasbourg (1-0 // 3-2) et la fin de ce mercato hivernal, quels enseignements tirer de cette dernière quinzaine ? Solide construction ou désastre inévitable ? 

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Ce très cher Poundjé 

Auteur d’excellentes prestations en pré-saison sous le règne Poyet, Poundjé avait rassuré et montré de belles phases en barrages d’Europa League face à des équipes abordables d’Europe de l’Est. Le départ de Contento acté, Maxime avait tous les atouts pour enfin s’imposer sur le flan gauche de la défense bordelaise. Mais trop souvent en décalage avec les exigences du haut niveau, la double confrontation face à Strasbourg en est l’amer témoignage. D’énormes problèmes de replacement, des pertes de balles omniprésentes, des sautes de concentration évidentes et finalement, un niveau loin des attentes d’une équipe jouant le top 10 français. Sur la demi finale de Coupe de la Ligue, il coûte cher…très cher dans un collectif déjà brouillon où tous les buts ont montré l’étendue des lacunes profondes du défenseur. Il est temps que cela cesse pour le bien de l’institution. Maxime Poundjé n’a pas le niveau.

Ricardo perdu 

L’imbroglio Ricardo n’est pas qu’administratif. Il est aussi sportif. Bordeaux méritait un entraîneur charismatique, à poigne. Un George Clémenceau menant ses troupes à faire au moins un pas vers l’avant. Il n’en est rien. Le Brésilien est vissé sur son siège, inaudible, incompréhensible dans ses choix et la déroute de la Coupe de la Ligue, pourtant chère au board américain, a fait tâche. Basic, Cornelius, Palencia, des recrues souvent auteures de bonnes prestations et rarement alignées au bon moment. Pourquoi ? Poundjé a été évoqué précédemment mais quid de Sankharé en meneur de jeu (même si cela a fonctionné au début à la Meinau), Plasil toujours autant fantomatique, Pablo déjà titulaire malgré les bonnes prestations de Jovanovic, Briand feu-follet faisant l’essuie glace dans le vide. Seul Otavio a réussi à s’installer au mérite dans ce onze. Le manageur brésilien semble tanguer seul sur un radeau qui prend de plus en plus l’eau, à chaque défaite de son équipe. Sa place est justement contestée. Son avenir de plus en plus flou.

Un mercato catastrophique 

Bordeaux est l’un des plus grands clubs français jadis comptant sur la scène européenne. Les noms de Silva, champion d’Europe 2016, de l’expérimenté Kagawa étaient annoncées. Bellanova, jeune espoir pourtant libéré par le grand Milan, Yacine Adli, très jeune milieu de terrain aux attitudes qui posent questions sont venus renforcer un effectif qui avait pourtant besoin de certitudes et d’allant. Avec Palencia qui produit de belles prestations sur le côté droit, était-il nécessaire de recruter un arrière droit ? N’y-avait-il pas mieux à faire avec le côté gauche désormais amputé de Pellenard et dont seul Poundjé est censé être le spécialiste. Bordeaux cherchait un leader technique au milieu de terrain. Les noms prometteurs de Zajc, Halilovic, Silva, Boudebouz et Kagawa étaient évoqués. Tous ont trouvé preneur dans des clubs ayant tous une réelle cohérence dans leur politique sportive. A l’arrivé, Yacine Adli dont même Arnaud Detout, spécialiste des équipes de jeune du PSG au Parisien semble émettre des doutes quant au sérieux du garçon et à son attitude. Josh Maja, héros de l’attaque du club de Sunderland alors …en 3eme division outre-Manche a aussi choisi de venir poser ses valises en Gironde. La question de leur niveau est établie et on espère être rassuré rapidement. Très rapidement.

Un avenir incertain

Les supporteurs attendaient du changement dans la politique du club, ils ont été servis. Le manque d’arguments financiers sûrement et de réseaux aussi, ont été malheureusement mis en lumière durant ce mois particulier. L’Europa Ligue semble désormais très loin et la course au maintien bien réelle. Le directeur sportif, Macia ne donne pas les signaux d’un homme impliqué mais d’un business man avide de commissions comme le suppose le transfert de Josh Maja par exemple. Il est à se demander si Hugo Varela n’a pas réussi son pari à faire danser Bordeaux dans son propre intérêt personnel car pour le sportif, un autre Hugo, Victor de son prénom, s’attristait à une autre époque de voir s’éclipser « les lampions de fête ». Un ressenti désormais bien ancré dans le Bordelais.

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Auteur : Jean-Aurel

Fondateur Leero Sport News et juriste en herbe rêvant comme un gosse devant les passements de jambes de Roni, pense toujours qu'Edixon Perea aurait pu jouer dans un top club.

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