Réaction fortement attendue

Après cette triste défaite (1-0) à Nice, les Girondins de Bordeaux sombrent un peu plus dans un championnat qui résonne creux pour eux. En coulisses, le constat semble aussi très préoccupant. 

Une victoire sur les neuf derniers matchs de Ligue 1, c’est le constat accablant des troupes de Ricardo de plus en plus mis en difficulté dans les bureaux du Haillan. Beaucoup de questions préoccupent les supporteurs et autres journalistes suivant le club.

« Progresser en matière d’exigence » Benoit Costil

Un fond de jeu aux abonnés absents 

Il n’est que l’histoire d’un bis repetita que celle des Girondins de Bordeaux. A cette même période l’année dernière, les Bordelais patinaient manquant d’envie, Jovanovic, titulaire. Pablo, le soldat brésilien manque cruellement en termes de rigueur et d’envie. Les joueurs marchent, donnent l’impression de ne pas évoluer ensemble. Un désordre inquiétant dont seul Toma Basic tire son épingle du jeu. Le jeune milieu croate est en effet la satisfaction de ce début d’année avec du déchet certes mais quelque éclairs de génie dont ce but à Dijon par exemple. Souvent propre, le jeune Croate fait se poser des questions à l’ensemble des supporteurs. Pourquoi n’était-il pas aligné avant ? Pourquoi a-t-il été « oublié » en Europa League ? A défaut de rassurer, le jeu de l’équipe met en lumière les maladresses des coulisses, là où encore, le club ne joue pas en équipe.

Un mercato marseillais

Il est rare aux Girondins d’entendre parler de clans tant le club est une place sereine du football français. Cependant, force est de constater que les dossiers tournent au ralenti mettant en difficulté le club girondin. Hugo Varela et Ulrich Ramé sont clairement en concurrence sur certain dossiers. Le premier voulant intégrer définitivement son staff dans le club, le second, par amour du club et amour propre, voulant redorer l’image du Haillan avec un nom, une vitrine. Le symbole de cette dissension se nomme Kagawa. De nombreux sons de cloche tous plus différents les uns que les autres sur le joueur Japonais de Dortmund. A l’origine, ce dernier souhaiterait évoluer en Liga où le prêt d’un Malcom aurait pu arranger ses affaires mais faute de trouver un point de chute capable de payer son lourd salaire en plus de lui trouver une place dans des effectifs déjà fournis, l’option subsidiaire s’appelle Bordeaux. Moins ronflant, moins vendeur…mais bel et bien présent. Un dossier qui date de cet été et qui a semblé s’accélérer ces derniers jours. Un choix cornélien ou pas, s’impose au joueur : cirer le banc chez le futur champion d’Allemagne avec une place non négligeable à venir dans l’organigramme du club ou tenter le pari bordelais et peut être se flinguer une réputation déjà établie en Europe ? Pour ce qui est du club au scapulaire, Varela ne semble pas très optimiste quant au Nippon. Deux sons de cloche chatouillant les oreilles de Longuépée et DaGrosa tandis que le club se ridiculise. Le commentaire de Team Duga risque d’être cinglant, ce soir.

Quid du Directeur Sportif ? 

Il manque clairement d’ordre au sein des Girondins de Bordeaux. La venue d’un directeur sportif d’expérience avec une vision à long termes est un besoin qui ne date pas d’hier. Coup de chapeau au passage au travail de Patrick Battiston qui maintient l’un des derniers bastions d’excellence du club en Europe. Après Klinsmann, Macia, Wenger, Robert Fernandez semble tenir la corde. L’actuel consultant BeIn Sport en Espagne a enfilé la tunique durant quatre années pendant lesquelles il a su mettre en place le tournant moderne de la Masia indispensable pour préparer l’après Messi. Le club catalan désireux de faire plus de profits a décidé de verrouiller les réseaux d’Abidal afin de faire de la formation française, un fleuron barcelonais. Exit Robert Fernandez et sa fantastique vision du football. Il pourrait être l’homme de football dont les Girondins de Bordeaux ont tant besoin depuis des saisons.

Pour l’heure et sportivement, la bouée de secours se nomme Coupe de Ligue. Elle est prenable à condition pour l’effectif de cesser la politique de l’autruche et retourner dans des principes de jeu qui lui vont si bien.

Retrouvez l’interview de Vikash Dhorasoo en cliquant sur le texte 

 

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Auteur : Jean-Aurel

Fondateur Leero Sport News et juriste en herbe rêvant comme un gosse devant les passements de jambes de Roni, pense toujours qu'Edixon Perea aurait pu jouer dans un top club.

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